Auteur/autrice : admin

  • Tesoura

    Tesoura

    Comment le faire

    Debout : on place un pied à côté du pied du partenaire, l’autre jambe croisée derrière lui, le buste vers le sol mais le regard sur lui, une main au sol. L’entrejambe vient au plus près de sa jambe, car le levier se fait avec les cuisses ; puis on lance le bras libre, le buste et les hanches tournent, et il tombe en arrière. On finit en rolê par-dessus lui. En version sautée, la jambe arrière vole directement derrière ses genoux.

    À quoi il sert dans le jeu

    C’est l’une des projections les plus spectaculaires de la capoeira. Celui qui tombe protège son visage avec les bras croisés. La tesoura Angola, au sol, est autant un défi qu’une attaque : on y répond par un aú, en glissant entre les jambes ou par une cabeçada.

    Conseils pour débuter

    Les chutes sont dures pour le partenaire : apprendre d’abord à tomber, puis travailler la tesoura lentement avec un partenaire consentant. La version sautée est plus sûre pour celui qui projette.

    Variantes

    • Tesoura de frente : face au partenaire, on enroule sa jambe avant.
    • Tesoura de costas : une jambe placée derrière lui d’abord, comme une meia-lua que l’on retourne.
    • Tesoura pulada : sautée, la jambe arrière vole derrière ses genoux.
    • Tesoura Angola : au sol, corps face au sol, mains et pieds seuls en appui, buste vrillé, on glisse vers le partenaire pour l’attraper entre les jambes.
    • Negativa tesoura : depuis la negativa, on accroche la jambe puis l’autre jambe vient faire ciseau.

    Illustration : dessin d’archive (source tierce, années 1990).

  • Rasteira

    Rasteira

    Comment le faire

    En réponse à un coup circulaire, on descend du côté où va le coup, on glisse le pied tendu derrière la jambe d’appui du partenaire, le plus bas possible, une main au sol et l’autre bras au-dessus de la tête. Quand on sent son talon contre notre pied, on tire : la force vient de l’étirement entre le bras et la jambe, en amenant la main libre au sol au-dessus de la tête, pas de la jambe seule. C’est un « rentrer-tirer », jamais un balayage en arc.

    À quoi il sert dans le jeu

    Facile à faire, difficile à placer : le bon moment est celui où la jambe adverse est en l’air et où le poids est léger sur la jambe d’appui. La rasteira est la contre-attaque naturelle de la meia-lua de compasso et de l’armada.

    Conseils pour débuter

    Ne jamais balayer en arc avec force : cela blesse les deux. Chercher le timing plutôt que la puissance, et rester bas.

    Variantes

    • Rasteira em pé : courte, debout, sans les mains.
    • Rasteira de costas : arrière, jambe tendue, les deux mains au sol.
    • Banda : balayage debout qui sert à placer le pied.
    • Banda de costas : une jambe derrière la sienne et l’on pousse.
    • Banda por dentro : on balaie la jambe intérieure.
    • Corta capim (« coupe-herbe ») : la jambe passe sous le corps et fait le tour, proche du breakdance.

    Illustration : dessin d’archive (source tierce, années 1990).

  • Cabeçada

    Cabeçada

    Comment le faire

    Version Regional : le dos reste droit, les genoux pliés, on vise le plexus ; on gagne de l’élan en tendant la jambe arrière et l’on frappe en ligne droite, les mains croisées devant le visage pour se protéger d’un genou. Version Angola : tout est bas, on se propulse au ras du sol vers le ventre du partenaire, seuls les mains et les pieds touchant le sol.

    À quoi il sert dans le jeu

    Elle s’emploie surtout contre les aús, bananeiras et trépieds : une bananeira est une provocation, et la cabeçada est la réponse traditionnelle. Les avancés visent aussi la tête.

    Conseils pour débuter

    Toujours protéger son visage avec les mains et marquer le coup sans toucher. Travailler d’abord la version Regional, dos droit.

    Variantes

    • Cabeçada Regional : dos droit, en ligne droite vers le plexus.
    • Cabeçada Angola : au ras du sol, vers le ventre.
    • Arpão de cabeça (« harpon ») : cabeçada projetée vers l’avant, plus violente.

    Illustration : dessin d’archive (source tierce, années 1990).

  • Joelhada

    Joelhada

    Comment le faire

    On monte le genou vers le partenaire, le buste ramassé et les bras devant le visage. En capoeira, la joelhada est presque toujours marquée à distance, sans contact.

    À quoi il sert dans le jeu

    Elle sert à signaler une ouverture, par exemple en sortie de tesoura pour marquer la fin de la projection. Rappel : en capoeira, on montre le coup, on ne blesse pas.

    Conseils pour débuter

    À n’utiliser qu’en démonstration et à distance. Ne jamais la donner en contact.

    Illustration : dessin d’archive (source tierce, années 1990).

  • Gancho

    Gancho

    Comment le faire

    La jambe monte et passe devant la cible, comme si le coup allait manquer, puis le genou se plie et le talon revient en arrière pour frapper. Le buste reste stable et les bras protègent la tête pendant toute la trajectoire.

    À quoi il sert dans le jeu

    Le gancho s’enchaîne souvent après un martelo ou une chapa qui ont manqué : la jambe est déjà en l’air, il suffit de la rappeler.

    Conseils pour débuter

    Demande de la maîtrise pour rester contrôlé : commencer lentement, à distance, sans chercher à toucher.

    Illustration : dessin d’archive (source tierce, années 1990).

  • Chapa

    Chapa

    Comment le faire

    Depuis la ginga, on ramène le pied arrière en parallèle, on tourne un peu le corps de profil, on lève la jambe avant genou plié et on la pousse vers la poitrine du partenaire avec la plante du pied. La jambe se replie avant de revenir au sol. La chapa se fait aussi de dos, en croisant les jambes comme pour la queixada, ou en sortie de rotation.

    À quoi il sert dans le jeu

    C’est un coup de distance qui repousse le partenaire et arrête une entrée. Sa version tournée surprend en sortie d’armada.

    Conseils pour débuter

    Le genou monte d’abord, puis la jambe pousse : c’est ce qui distingue la chapa d’un coup fouetté. Garder le buste de profil et les bras devant.

    Variantes

    • Chapa baixa : basse, au niveau du genou.
    • Chapa giratória (esporão) : tournée, debout ou sautée : on tourne comme pour une armada et l’on pousse en ligne droite en sortie de rotation.
    • Chapa de costas : ruade, mouvement Angola, depuis le rolê, la queda de rins ou le rabo de arraia, à une ou deux jambes.
    • Vôo do morcego : chapa sautée à deux jambes, décrite dans les floreios.

    À ne pas confondre

    La chapa giratória se distingue de la meia-lua solta : la jambe est pliée puis poussée, elle ne fouette pas tendue.

    Illustration : dessin d’archive (source tierce, années 1990).

  • Martelo

    Martelo

    Comment le faire

    On lève le genou comme pour une bênção, puis on pivote sur la plante du pied d’appui en tournant les hanches ; la cuisse pointe vers la cible, épaule ou tête, et la jambe fouette avec le cou-de-pied. Les bras vont en sens inverse pour ne pas partir en rotation et pour protéger la tête. La jambe revient par le même chemin.

    À quoi il sert dans le jeu

    Rapide et « brut », le martelo est un bon moyen d’interrompre un partenaire pris dans des coups tournants. Il demande de la souplesse et de l’équilibre.

    Conseils pour débuter

    Bien pivoter sur le pied d’appui, sinon la hanche reste bloquée et le coup manque de portée. Travailler la souplesse des hanches en parallèle.

    Variantes

    • Martelo rotado : on tire la jambe jusqu’au sol derrière soi puis on détord le buste : rapide et puissant.
    • Martelo rotado pulado : le coup sauté classique de la capoeira : départ comme une armada, on saute, la deuxième jambe fouette en l’air.
    • Martelo do chão : martelo donné depuis le rolê.
    • Martelo cruzado : c’est le parafuso, décrit dans les floreios.

    Illustration : dessin d’archive (source tierce, années 1990).

  • Ponteira

    Ponteira

    Comment le faire

    Le pied part du sol en arc vers le ventre ou la poitrine du partenaire, comme pour envoyer valser une sandale. La jambe se tend au moment de l’impact et l’on frappe avec la base des orteils, pas avec la pointe. Le mouvement demande peu de force et beaucoup d’élan.

    À quoi il sert dans le jeu

    Coup plutôt Regional, rapide et direct. Enchaînement classique : ponteira puis martelo ou chapa tournée sans reposer le pied.

    Conseils pour débuter

    Ne pas en abuser : la ponteira rend le jeu plus agressif. Contrôler la hauteur et la distance, et toujours la montrer sans toucher.

    Illustration : dessin d’archive (source tierce, années 1990).

  • Bênção

    Bênção

    Comment le faire

    On lève le genou, on ramasse le buste comme pour attraper le partenaire, puis on tend la jambe et l’on pousse avec la plante du pied, en travaillant avec les hanches. Ce n’est pas un coup fouetté : on repousse le partenaire, on ne frappe pas. La jambe revient ensuite en ginga.

    À quoi il sert dans le jeu

    Très courante en Regional comme en Angola. Comme le genou monte d’abord, le partenaire ne sait pas si suivra une bênção, un martelo ou autre chose. Elle sert aussi à punir une bananeira ou un aú trop lent.

    Conseils pour débuter

    Pousser avec la hanche, pas seulement avec la jambe, et garder les bras devant le visage. En cours, on montre le coup, on ne le donne pas.

    Variantes

    • Bênção pulada : donnée en fente ou sautée.
    • Bênção depuis queda de quatro ou queda de três : version au sol, jambe poussée vers le partenaire.

    Illustration : dessin d’archive (source tierce, années 1990).

  • Queixada

    Queixada

    Comment le faire

    Depuis la ginga, on tourne légèrement le buste vers l’intérieur pour créer la force centrifuge, les bras prêts à protéger la tête. On lance ensuite le buste dans l’autre sens en croisant la jambe arrière derrière la jambe avant ; l’ancienne jambe avant décolle et décrit un arc de l’intérieur vers l’extérieur, sans effort. On finit dans la position miroir de la position de départ.

    À quoi il sert dans le jeu

    Elle vise la mâchoire, d’où son nom. Sa position d’arrivée permet d’enchaîner une queixada de l’autre côté, une armada ou un martelo sauté : c’est un coup de liaison autant qu’un coup d’attaque.

    Conseils pour débuter

    Ne pas forcer, chercher le flux : le buste entraîne la jambe, pas l’inverse. Le nom se prononce « ké-chada ».

    Variantes

    • Queixada après entrada : précédée d’un pas d’entrée ou d’une esquive.
    • Queixada de frente : donnée directement, sans entrada.

    Illustration : dessin d’archive (source tierce, années 1990).