Auteur/autrice : admin

  • Amazonas

    Origine et usage

    Amazonas fait partie des toques attribués à Mestre Bimba dans la Capoeira Regional. Il est peu joué aujourd’hui et sa pratique varie d’un groupe à l’autre. Il n’y a ni chant ni palmas.

    Le rythme

    Ce toque ne figure pas sur la feuille de rythmes de l’école. À compléter par le professeur.

    Le jeu qui va avec

    Un jeu très théâtral, dont le but est d’imiter les mouvements des animaux. La ginga n’est pas utilisée ; le jeu est ouvert mais se déroule dans un petit espace, où les partenaires se passent en dessous, au-dessus, entre les jambes.

  • Idalina

    Idalina

    Origine et usage

    C’est un toque créé par Mestre Bimba, qui n’a pas eu le temps d’en définir les principes de jeu. Selon la tradition, il porte le nom d’une compagne de Bimba. On l’associe aujourd’hui à un jeu jadis pratiqué pour des affrontements sérieux, au pied ou à la main.

    Le rythme

    chi chi tom tom tim tom tom chi tim
    chi chi tom tom tim tom tom tim tim

    Le toque se joue sur deux mesures qui s’enchaînent.

    Partition du toque Idalina
    Légende des frappes de berimbau

    Légende : ⊗ chi (grésillement) · ○ tom (grave) · × tonsh · ● tim (aigu) · ○○○ dom dom dom (répété)

    Le jeu qui va avec

    Un jeu de vitesse moyenne, plus « joué » que combattu, où l’on garde toujours la garde et la méfiance qui font l’histoire de ce toque.

  • Cavalaria

    Cavalaria

    Origine et usage

    C’est le toque d’alerte. À l’époque de l’esclavage, il servait à prévenir les capoeiristes de l’arrivée de l’administrateur ; sous la République, quand la capoeira était interdite (jusqu’en 1937), on jouait la cavalaria pour annoncer la police montée, la cavalerie, dont le rythme imite le galop. Aujourd’hui on le joue comme rappel historique, ou pour avertir et arrêter le jeu dans la roda ; il en existe des variantes.

    Le rythme

    chi chi tom chi tom
    chi chi tom tim tom

    Partition du toque Cavalaria
    Légende des frappes de berimbau

    Légende : ⊗ chi (grésillement) · ○ tom (grave) · × tonsh · ● tim (aigu) · ○○○ dom dom dom (répété)

    Le jeu qui va avec

    Quand ils entendaient ce toque pendant leur entraînement au combat, les capoeiristes se dispersaient, ou transformaient leur jeu en le dansant davantage, avec des floreios, pour faire croire qu’il ne s’agissait que d’un amusement.

  • Iúna

    Iúna

    Origine et usage

    Ce toque de la Capoeira Regional a été créé par Mestre Bimba, qui s’est inspiré du chant de l’oiseau dont il porte le nom, l’iúna. Il est réservé aux gradés (formados) et aux mestres, et sert aussi à rendre hommage aux anciens et aux disparus. Dans ce rythme, on ne chante pas.

    Le rythme

    chi chi tonsh tonsh tonsh
    chi chi tonsh tonsh tonsh
    chi chi tonsh tonsh dom dom dom dom dom tonsh tonsh

    C’est le seul toque de la feuille qui utilise la frappe « tonsh ».

    Partition du toque Iúna
    Légende des frappes de berimbau

    Légende : ⊗ chi (grésillement) · ○ tom (grave) · × tonsh · ● tim (aigu) · ○○○ dom dom dom (répété)

    Le jeu qui va avec

    Un jeu qui se caractérise par son côté esthétique et acrobatique, sans oublier la technique. Les mouvements doivent être amples, souples, moins méfiants, et le jeu exige une coordination parfaite, qui ne s’acquiert qu’après de nombreuses années de pratique.

    Écouter

    Toque Iúna joué par trois berimbaus. Enregistrement de Djino (2008), domaine public, via Wikimedia Commons.
  • Benguela

    Benguela

    Origine et usage

    Ce toque, écrit aussi Banguela, a lui aussi été créé par Mestre Bimba. On l’utilise en général en début de roda de Regional, ou pour calmer deux joueurs trop violents dans un jeu de São Bento Grande. Il est très pratiqué dans les groupes contemporains.

    Le rythme

    chi chi tom tim tim

    Partition du toque Benguela
    Légende des frappes de berimbau

    Légende : ⊗ chi (grésillement) · ○ tom (grave) · × tonsh · ● tim (aigu) · ○○○ dom dom dom (répété)

    Le jeu qui va avec

    Un jeu plus proche du sol et plus réfléchi que sous São Bento Grande, de vitesse moyenne, fluide et rapproché. Les coups ne sont jamais directs (pas de martelo ni de gancho) : on cherche à développer la malícia, avec des balayages (rasteira, banda) et des prises (vingativa, tesoura, queda).

  • Angola

    Angola

    Origine et usage

    Angola est le rythme de base de la Capoeira Angola, joué par le gunga. C’est un rythme lent, bien appuyé par les atabaques, qui porte en lui une sorte de mélancolie. Dans beaucoup de groupes, y compris Regional et contemporains, il sert aussi à ouvrir la roda : c’est sur ce toque que l’on chante la ladainha et la chula.

    Le rythme

    chi chi tom tim

    Partition du toque Angola
    Légende des frappes de berimbau

    Légende : ⊗ chi (grésillement) · ○ tom (grave) · × tonsh · ● tim (aigu) · ○○○ dom dom dom (répété)

    Le jeu qui va avec

    Un jeu qui se joue surtout au sol, assez fermé, sans acrobaties, où le talent du capoeiriste réside dans ce que les Brésiliens appellent la mandinga : sa ruse, sa malice, sa patience.

    Écouter

    Toque de Angola au berimbau, avec variations. Enregistrement d’Andrew Archibald (2004), domaine public, via Wikimedia Commons.
  • São Bento Pequeno

    São Bento Pequeno

    Origine et usage

    Le São Bento Pequeno appartient à la famille des toques d’Angola. Dans la roda traditionnelle, il est en général joué par le berimbau médio en réponse au gunga, qui joue Angola : les deux rythmes se complètent. On l’entend aussi en cours, car il accompagne bien un jeu posé où l’on travaille les fondamentaux.

    Le rythme

    chi chi tim tom — les deux dernières frappes sont l’inverse d’Angola : l’aigu puis le grave.

    Partition du toque São Bento Pequeno
    Légende des frappes de berimbau

    Légende : ⊗ chi (grésillement) · ○ tom (grave) · × tonsh · ● tim (aigu) · ○○○ dom dom dom (répété)

    Le jeu qui va avec

    Un jeu équilibré, ni trop lent ni trop rapide, où l’on échange des séquences et où l’on cherche le dialogue plutôt que la vitesse. À compléter par le professeur.

  • São Bento Grande

    São Bento Grande

    Origine et usage

    Ce toque bien connu de la capoeira Regional a été créé par Mestre Bimba ; on l’appelle aussi São Bento Grande de Bimba, pour le distinguer de son homonyme angoleiro. C’est le rythme des rodas « chaudes » : on le joue quand le tempo s’accélère ou quand le jeu devient agressif, mais aussi pour les démonstrations, les rodas de rue, les batizados et les autres événements. Il convient idéalement aux chants pleins d’énergie.

    Le rythme

    chi chi tom chi tim
    chi chi tom tom tim

    Le toque se joue sur deux mesures qui s’enchaînent.

    Partition du toque São Bento Grande
    Légende des frappes de berimbau

    Légende : ⊗ chi (grésillement) · ○ tom (grave) · × tonsh · ● tim (aigu) · ○○○ dom dom dom (répété)

    Le jeu qui va avec

    Un jeu rapide, viril et agile, ferme et décisif, où les coups sont forts et explosifs : coups hauts, coups sautés, acrobaties, jeu debout.

  • Agogô

    Agogô

    Description

    L’agogô est un instrument typiquement africain, introduit au Brésil par les Bantous et les Yorubas. Il se compose d’un arc souple en métal en forme de U et de cônes métalliques de différentes tailles fixés à chaque branche.

    Pour en jouer, le capoeiriste tient la partie arquée dans une main et frappe les cônes avec une baguette en fer ou en bois.

    Rôle dans la roda

    L’agogô ponctue le rythme de deux notes claires, l’une grave et l’autre aiguë. Il apporte une couleur sonore qui se détache de la bateria sans jamais la couvrir. On l’entend aussi dans le maculelê et la samba de roda.

    Les parties de l’instrument

    • L’arc : la tige de métal souple en U qui relie les deux cloches ; on peut la presser pour faire claquer les cônes l’un contre l’autre.
    • Les cônes : deux cloches de tailles différentes, la petite pour la note aiguë, la grande pour la note grave.
    • La baguette : en fer ou en bois.
  • Pandeiro

    Pandeiro

    Description

    Le pandeiro est un tambour sur cadre venu du Portugal, où il était utilisé lors des processions religieuses ; on lui prête des origines plus lointaines encore, en Orient. Il se compose d’un cylindre de bois de quelques centimètres de hauteur, garni de petites cymbales sur sa circonférence et surmonté d’une peau de chèvre.

    Rôle dans la roda

    Sa tonalité cadencée soutient le caxixi et le berimbau ; il donne de la douceur et de la continuité à la roda et, par son son aigu, met en valeur le son grave de l’atabaque. C’est souvent le premier instrument confié aux débutants : il permet d’accompagner la roda avant de savoir jouer du berimbau. La bateria compte le plus souvent un ou deux pandeiros.

    Les parties de l’instrument

    • Le cadre (aro) : le cylindre de bois que l’on tient d’une main.
    • La peau : en chèvre, aujourd’hui souvent synthétique, frappée du pouce, des doigts et de la paume.
    • Les cymbalettes (platinelas) : les petites cymbales métalliques du pourtour, qui grelottent à chaque frappe.